La section jeunesse sera exceptionnellement fermée du 10 au 15 avril 2017 pour cause de travaux !!!

vendredi 24 mars 2017

Atelier culinaire à la bibliothèque du Centre



vendredi 10 mars 2017

Heure du conte + atelier créatif


mardi 14 février 2017

Aphrodite à toutes les sauces...






Vous cherchez de quoi pimenter votre repas de Saint Valentin?  Ce livre est pour vous!  Sous l'égide d'Aphrodite, Isabel Allende, avec toute l'imagination et la sensualité qui caractérisent son écriture, nous entraîne dans un ébouriffant voyage où les plaisirs de la table s'allient aux délices de l'amour! Contes et recettes dans cette "autobiographie du désir et guide des plaisirs de la bouche", comme elle l'intitule elle-même! Tout un programme... disponible dans votre bibliothèque!
Cette info vous parvient trop tard?  Vous avez déjà tout prévu?  Pas de problème, on peut fêter l'amour tous les jours, non?  Bonnes Saint Valentin!

Isabelle P.

jeudi 2 février 2017

Les "tof" d'Isabelle P.





Si après les agapes des fêtes de fin d'année, la seule évocation de nourriture ne vous met pas le foie à l'envers, voici un roman à savourer sans modération!
Dans la famille d'Elie, on ne vit pas pour manger, c'est le moins que l'on puisse dire.  Et l'enfant n'a que dégoût pour la nourriture triste et fade qu'on lui sert chaque jour. Quel contraste avec les odeurs exquises qui sortent de l'arrière-cour du restaurant de son quartier! Par la porte entr'ouverte, il observe avec avidité les gestes des commis, il avale les parfums avec délectation... Une fièvre le prend, qui ne le quittera jamais...
L'imagination fertile de François Vallejo entraîne son héros dans des aventures hors du commun et son style merveilleusement descriptif vous met bien souvent l'eau à la bouche!

Un dangereux plaisir, par François Vallejo, ed. Viviane Hamy, 2016,





Dangereux plaisir aussi, mais d'une autre sorte, avec "Dans le jardin de l'ogre", de Leila Slimane.
On a beaucoup parlé déjà de "Une chanson douce"qui a valu récemment le prix Goncourt à son auteur.
Dans ce premier roman, Leila Slimane fait le portrait d'une autre femme perdue dans sa vie, dans son mal-être.  Adèle a pourtant en apparence une existence enviable : un mari chirurgien, un adorable petit garçon, un bel appartement parisien, un travail de journaliste qui l'amène à voyager.
Mais derrière cette façade bien sous touts rapports, il y a une autre vie, celle d'une femme qui ne peut se passer de sexe.  Susciter le désir, enchaîner les aventures furtives, parfois sordides, être cette "poupée dans le jardin de l'ogre" donne à Adèle l'illusion de remplir le vide d'une existence qui lui est pourtant aussi nécessaire.  Car sans Richard, ce mari rassurant et aveugle, la jeune femme serait obligée d'affronter toute seule la vie, l'affreuse, la concrète...
Comme dans "Une chanson douce", il n'y a ici ni jugement ni morale, ni voyeurisme, même si certaines scènes sont crûment décrites, juste une description terrifiante et pourtant empathique d'une femme à la recherche d'elle-même.

Dans le jardin de l'ogre, par Leila Slimane, ed. Gallimard (Folio), 2014, 228p.

Vous trouverez ces deux livres à la bibliothèque, sur l'étagère "Spécial tof livres", devant le bureau de prêt.  Bonne lecture!



mercredi 18 janvier 2017

Atelier créatif "Ugo, tu rêves?"


mercredi 26 octobre 2016

Les Tofs de Mélissandre



Pas plus tard que la semaine dernière, j'ai assisté à une formation sur la littérature américaine contemporaine et ça m'a donné envie de (re)lire quelques auteurs conseillés par la formatrice. Et pourquoi ne pas vous en faire profiter? Les deux livres présentés aujourd'hui sont bien évidemment disponibles dans votre bibliothèque préférée!

Félix Funicello et le miracle des nichons / Wally Lamb

Felix Funicello et le miracle des nichons par [LAMB, Wally]1964, dans une petite ville du Connecticut.
Pour une sombre histoire de boulettes de papier et de chauve-souris, Félix, 10 ans, éternel second de la classe, fait renvoyer sa très perturbée et bipolaire institutrice Sœur Dymphna de l’école catholique St Aloysius et voit débarquer l'éblouissante Madame Marguerite aux tenues moins conventionnelles. L’année scolaire qui s’annonçait morne et sans surprise se révèle finalement surprenante. Le spectacle de fin d’année en sera l’apothéose. 
La fayote de service, Rosalie Twerski tombe de son piédestal, une nouvelle élève, Zenhya, en provenance directe de Russie, débarque en classe avec son franc-parler, ses formes naissantes et son éducation sexuelle plus avancée et Félix, jeune garçon naïf, commence à goûter aux joies de l’adolescence.

Tendre, rafraîchissant et drôle, c’est un roman d’apprentissage où finalement, il n’est pas tellement question de nichons! Les fans de Wally Lamb seront peut-être un peu déçus par ce livre moins travaillé et plus superficiel que les précédents, mais pour les novices, ce sera une belle découverte! 




Dans un tout autre genre (âmes sensibles s'abstenir!) : 

Daddy Love / Joyce carol Oates

Alors qu’il a 5 ans, Robby est enlevé sur le parking d’un centre commercial sous les yeux de sa mère. Le ravisseur n’en est pas à son coup d’essai, il kidnappe de jeunes garçons qu’il « éduque » à force de traitements abominables et dont il se débarrasse une fois qu’ils atteignent l’adolescence. Daddy Love, c’est son nom, est un prédicateur respecté par la communauté, citoyen impliqué et adulé par les femmes. En apparence un homme bien !

La noirceur humaine dans toute sa splendeur, l’un des thèmes favoris de Oates ! Personnellement, c'est une auteure que j'affectionne tout particulièrement car elle n'hésite pas à dénoncer les travers de la société américaine, sa violence et ses valeurs faussement puritaines. Dans ce livre-ci, elle s'attaque à un sujet particulièrement sensible et à priori peu tentant. Qui a vraiment envie de lire l'histoire d'un pédophile fanatique? Pourtant, je vous le conseille vraiment! La psychologie des personnages est fouillée à l’extrême, le style est incisif, violent presque étouffant. On assiste impuissant aux sévices subis par le jeune Robby et à la tragédie que vivent ses parents. Un roman dérangeant et pourtant, un véritable coup de cœur ! 

Mélissandre, bibliothécaire (et peu habituée des résumés, soyez indulgents!) 


mardi 25 octobre 2016

Stage Manga pour les 12-15 ans

Viens créer tes personnages et ton histoire avec Olivier Cinna! 

Vacances de Toussaint : 

Le lundi 31/10
Le jeudi 03/11
Le vendredi 04/11 de 10h à 13h
Le samedi 05/11
& le samedi 19/11 de 15h à 18

C'est gratuit! Inscris-toi par téléphone au 02/348.65.29 ou par mail à bibcentre@uccle.brussels

Le stage aura lieu à la bibliothèque du centre, 64, rue du Doyenné à Uccle. 

mercredi 19 octobre 2016

Nocturne à la bibliothèque


Nocturne à la bibliothèque : vivre ensemble ... un moment festif! 

18h : Wake up! : Animation musicale pour les enfants de 2 à 6 ans et leurs parents, par les Jeunesses musicales de Bruxelles (animateur Julien Burette). Venez faire du bruit et danser en toute liberté!

20h : Spectacle de et par Olivier Jost : "Au commencement du monde" pour tous (7 ans et +)

Pendant la soirée, bar à soupe, chocolat chaud à gogo et jeux de société coopératifs, en collaboration avec le magasin "A vos souhaits".

lundi 26 septembre 2016

Gratiferia à la bibliothèque!

Donner gratuitement des objets, s'échanger des services, passer une belle journée ensemble, se rencontrer et faire connaissance, profiter d'un moment sympa au soleil à savourer une bonne couque tout en écoutant des contes ou en jouant avec vos enfants dans le jardin de la bibliothèque, vous en rêviez, nous l'avons fait samedi dernier. 

Le petit déjeuner était offert à nos lecteurs : 




La Gratiferia : 
Le principe, on amène ce dont on ne sert plus, on emporte ce dont on a besoin  et tout ça gratuitement ;) 



Heure du conte par Mélina Van Hoof (et sa bicyclette pleine de livres!) 






Et les jeux géants dans le jardin : 




 Pour ceux qui ont découvert le concept samedi et qui auraient envie d'être des nôtres la prochaine fois, nous avons le plaisir de vous annoncer que nous en referons une tout bientôt, au printemps.

vendredi 16 septembre 2016

Des histoires plein mon sac (et plein d'autres activités prévues)

Depuis la rentrée, la bibliothèque du Centre a choisi de travailler sur le thème de la simplicité volontaire. Mercredi dernier, Frédérique et Mélissandre avaient concocté un atelier de décoration de sacs en coton. Les enfants ont désormais leur propre sac personnalisé pour venir emprunter des livres à la bibliothèque. 




Après une courte introduction sur la simplicité volontaire et ses enjeux, Frédérique et Mélissandre ont expliqué les différentes manières de décorer un sac. 



Création des pochoirs et des tampons sur gomme blanche... et les mamans sont mise à contribution! 







Pendant que les derniers terminent leur sac, Frédérique raconte quelques histoires.


Quelques réalisations : 






Si cet atelier vous a plu ou si vous regrettez de ne pas avoir pu y participer, nous vous informons que d'autres ateliers ou activités sont proposés pour petits et grands, toujours sur le thème de la simplicité volontaire. 




mardi 23 août 2016

Petit déjeuner sur l'herbe


lundi 22 août 2016

Des histoires plein mon sac


lundi 27 juin 2016

de "tof" lectures !






La chance m'a permis de participer au jury de ce prix, et de découvrir tout au long de cette année 12 livres récents et très différents les uns des autres.  En voici quelques uns parmi mes préférés.  Le verdict du jury, présidé par Philippe Delerm : le 18 août prochain!  D'ici là., faites-vous votre opinion, ... bonne lecture et bel été!





Les premières pages du roman plongent le lecteur dans le cataclysme du 11 septembre 2001 : du haut du gratte-ciel qu’il est occupé à construire, avec d’autres ironworkers, John voit un avion s’encastrer dans la première des deux twin towers. Ces tours, son père les a bâties avec d’autres Indiens Mohawks de sa tribu, il y est même mort, frappé par la foudre.
Habité par cet héritage, John sera un de ces héros anonymes, découpant sans relâche les poutrelles effondrées pour essayer d’en extraire des survivants.

Et pendant que ce monde s’effondre, l’auteur nous invite à remonter le temps, à la rencontre des générations précédentes, dans ces tribus indiennes que l ’insensibilité supposée au vertige a conduit à bâtir l’Amérique à travers ses ponts et ses gratte-ciel de plus en plus vertigineux.  Et c’est ainsi que la clé à mâchoire servant à riveter les poutres d’acier a un jour remplacé le tomahawk…

Un récit à plusieurs niveaux, une belle construction littéraire où le passé peu à peu éclaire le présent, et où l’on s’attache à cette confrérie hors du commun, consciente du danger mais aussi de sa valeur, et ne résistant pas à tutoyer le ciel, toujours plus haut.
A noter que l’auteur a couvert comme journaliste les événements du 11 septembre, d’où la documentation extrêmement fournie qui étaye son récit.


Ciel d'acier, par Michel Mouton, ed. Seuil (Points), 2016, 440 p.




Anthime, un ado discret (mais on sait ce qu’il en est de l’eau qui dort) se révèle une flèche sur un parcours de cross.  Ses performances lui valent bientôt une renommée de futur champion et l’adulation des foules.
L’adolescent serre les dents, endure les entraînements éprouvants sous la férule d’un entraîneur vieillissant dont il est la dernière chance d’emmener un jeune athlète en haut des podiums.
Anthime veut gagner, pour lui-même, pour se prouver qu’il existe vraiment, pour sa sœur, à qui le lient des sentiments troubles, pour Béatrice, la blonde danseuse dont la rage d’arriver au sommet est la même que la sienne…
Et puis Anthime s’effondre.  Trop sollicité, son corps le trahit en pleine course, et il en reste pétrifié de honte et de désespoir.  Tellement pétrifié que pendant 20 ans, il s’abîmera  dans une vie fossilisée, aux côtés de Joanna, son admiratrice de toujours, qu’il a épousée sans l’aimer.
Et pourtant, dans ce corps ankylosé bat toujours le cœur d’un pélican…
Anthime n’est pas un héros sympathique auquel on s’attache.  C’est un homme en colère, une colère née de toutes ses frustrations. Et le lecteur suit sa course aveugle et cruelle avec un malaise qui s’intensifie au fil des pages.
Le sport est ici un spectacle, avec des fans qui adulent le pélican qui s’envole, le chargeant de leurs frustrations de ne pouvoir faire pareil, et l’écrasent de leur mépris lorsqu’il chute.
Un livre fort et dérangeant.


Le coeur du pélican, par Cécile Coulon, ed. Seuil (Points), 2016, 261p.

 


Javier Mallarino est depuis 40 ans le caricaturiste politique du plus important quotidien en Colombie. 
Autorité morale pour certains, ennemi public pour d’autres, il s’apprête à recevoir un hommage officiel pour l’ensemble de sa carrière.  Il n’est pas dupe de cette reconnaissance politique, mais il l’accepte.
Au fil du temps en effet, Mallarino s’est peu à peu complu dans ce pouvoir qu’il a sur les autres, sur ceux qu’il humilie par ses dessins.  Et même s’il sait au fond de lui ne pas mériter ce pouvoir, une part de lui jubile et s’en nourrit.
Tout cela a un prix, bien sûr.  Agressivité à son égard, amis qui lui tournent le dos, menaces… Comme le dit son rédacteur en chef : « dans ce pays, on ne devient quelqu’un que lorsque quelqu’un d’autre cherche à te faire du mal ».  Magdalena, la femme de Mallarino, ne l’a pas supporté, et s’est éloignée , elle aussi.
Et puis arrive cette confrontation inattendue avec un événement de son passé…
Juan Gabriel Vasquez, dans tous ses romans, implique ses personnages dans l’histoire contemporaine de son pays, la Colombie, en sonde les plaies, en dénonce les dysfonctionnements.
Dans un style simple, fluide, il amène ici le lecteur à s’interroger avec lui sur le pouvoir de la presse et des médias en général.  Où commence l’abus de pouvoir ?  La page de journal est-elle la preuve de la réalité d’un fait ?
Une question universelle et d’autant plus cruciale aujourd’hui qu’Internet permet à tout un chacun de s’improviser journaliste ou juge sans pour autant mesurer la responsabilité qui en découle.

Les réputations, par Juan Gabriel Vasquez, ed. Seuil (Points), 2016



Le vieux Stepan vit seul, quelque part dans la campagne en Israël, près d'une forêt.
Son seul contact avec le monde, c’est son ami et employeur Samuelson, un ancien du service militaire. Une fois par mois, Samuelson lui apporte des provisions et son travail, des petites boîtes en carton que Stepan assemble toute la journée.
Un travail mal payé, mais qui doit lui permettre d’aller voir son fils, réfugié en Nouvelle Zélande, après un événement que l’on apprendra plus tard dans le récit.
Les variations de la météo, le déroulement des saisons, la fatigue de plus en plus grande de sa chienne, marquent le temps et la vie de Stepan, comme laissé au bord du chemin du monde et de ce qui s’y passe. Mais au-delà de ce qui est dit, il y a tout ce qui n’est pas dit mais que le lecteur perçoit : la solitude, la complexité des relations entre les gens, le conflit et la méfiance entre Arabes et Israëliens…



La route de Beit Zera, par Hubert Mingarelli, ed. Seuil (Points), 2016, 156p.


 1943, quelque part en Ukraine : Edmund , le narrateur, 17 ans,  a fui la déportation et a rejoint dans la forêt un groupe de partisans juifs d’horizons très divers : il y a des juifs religieux, des communistes purs et durs, des sionistes, des hommes , des femmes, et même des enfants.
Menés par Kamil et Félix, ils tendent des embuscades aux Allemands, font sauter des trains de la mort, recueillent les survivants, et espèrent tenir jusqu’à l’arrivée de l’Armée rouge.

Quelques personnages emblématiques portent le récit et lui donnent tout son sens.
Kamil, le chef charismatique représente l’idéal qui anime le groupe : faire le bien pour témoigner de l’humanité de l’Homme face à un monde dominé par le Mal.
La vieille Tsirel est une sorte de divinité tutélaire, dont les paroles pleines de sagesse soutiennent les combattants…
Aharon Appelfeld a vécu lui aussi, à l’âge de 8 ans, une vie précaire dans des conditions semblables, et sans doute a-t-il mis beaucoup de lui-même dans le personnage de Michaël, 8 ans lui aussi, qui porte sur les événements son regard d’enfant confronté à la souffrance et au danger.

J’avoue pourtant avoir eu un peu de mal à entrer dans ce livre, le récit m’a tout d’abord perdu dans de trop fréquentes digressions autour de la littérature religieuse juive, principal sujet de discussion des combattants, qui y puisent réconfort et encouragement à l’action.
Mais ces livres qu’ils dévorent et dont ils débattent sont pour eux le moyen de résister aux souffrances du quotidien et l’on s’attache peu à peu  à ces personnages, à leur combat pour rester debout et  pour témoigner de leur foi en l’homme, à leur idéal, qui est sans doute aussi celui de l’auteur, d’un monde de fraternité.

Les partisans, par Aharon Appelfeld, ed. Seuil (Points), 2016, 330p.

Isabelle P.