La bibliothèque sera fermée du lundi 30 avril au mardi 1er mai .

vendredi 20 avril 2018

Ados litt' : quelques chouettes lectures...



... à découvrir en section Jeunesse!


 

Dans la famille de Ciprian, on est montreur d’ours de père en fils.  Sauf que dans la Roumanie d’aujourd’hui, il ne semble plus y avoir de place pour les gens comme eux…

A Paris par contre, l’or se ramasse à la pelle, leur dit-on.   

Et les voilà aux mains de passeurs pas très nets, débarqués dans un bidonville loin, très loin de la tour Eiffel, et priés de travailler beaucoup pour rembourser leur dette! Voleurs à la tire, mendiants, ferailleurs de métaux “empruntés” sur les chantiers, ils sont à la fois chassés par la police et harcelés par ceux à qui ils doivent de l’argent.


Jusqu’au jour où Ciprian, dans un jardin public, tombe en arrêt devant des joueurs de “tchèquématte”.  Il ne connaît rien au jeu d’échecs, mais cette rencontre va changer sa vie…

 Xavier-Laurent Petit raconte là, à travers ces personnages emblématiques, l’envers du décor de la vie des Roms que l’on voit dans les rues et les couloirs du métro, souvent victimes d’un trafic insupportable.  Il y a dans ce roman beaucoup d’émotion, de l’humour aussi, les qualités d’écriture que l’on connaît à l’auteur, et un beau message d’espoir. 
(Ce roman fait partie de la sélection Prix Farniente 2018)

Le fils de l’Ursari, par Xavier-Laurent Petit, ed. Ecole des loisirs, 2016, 270p.




Anouk en a assez de tout : au collège, elle est la souffre-douleur de la classe, son père ne comprend rien à rien, et sa mère ne sera une fois de plus pas là pour les fêtes de Noël.  Scientifique sur une base polaire, elle semble préférer sa colonie de manchots à sa famille!

Alors, l’adolescente décide de fuguer.  Sauf que l’idée se heurte bien vite à la réalité : il fait froid, et elle ne sait pas où passer la nuit… Qu’à cela ne tienne, elle décide de fuguer… dans son grenier!
Une histoire de famille qu’on lit avec beaucoup de plaisir!

Ma fugue chez moi, par Coline Pierré, ed. Du Rouergue (coll. DoAdo), 2016, 116p.








2125, le réchauffement climatique, la pollution, la surpopulation ont rendu le monde presqu’impossible à vivre.  Seuls quelques privilégiés, réfugiés sous de gigantesques dômes préservés, connaissent un soleil et un air pur « à l’ancienne ».  Pour le commun des mortels, la seule alternative aux conditions de vie mortifères, c’est le New Earth Project, le voyage vers une nouvelle terre habitable, à 6 ans de route de la terre…


Un thriller écologique efficace, avec des personnages emblématiques : Orion le privilégié, fils du concepteur du New Earth Project, et Isis, issue des bidonvilles.

New earth project, par David Moitet, ed. Didier Jeunesse, 2017, 217p.







 
A la rentrée au collège, Cheyenne fait le buzz : souris timide un peu boulotte l’année dernière, la voilà rayonnante sylphide attirant tous les regards ! 
Il n’en faut pas plus à Mathilde, déjà fragilisée par le deuil d’une grand-mère très aimée, pour se remettre en question.  A côté de Cheyenne à la grâce de papillon, elle se sent comme une chenille molle et gluante.
Alors, pour être quelqu’un d’autre qu’elle-même, pour l’espoir d’un regard de Jim, qu’elle adore en secret, l’adolescente entame le régime qui permettra à la chenille de devenir papillon…

Comme dans ses précédents romans (Sweet Sixteen, Là où naissent les nuages…), les personnages d’Annelise Heurtier sonnent vrai, dans toute leur complexité, complexité des sentiments propres à chacun, mais aussi des relations intra familiales.
Un beau roman, à découvrir.

Le complexe du papillon, par Anne lise Heurtier, ed. Casterman, 2016, 194p.

Isabelle P. 
 

 
 

samedi 7 avril 2018

Jefferson, de Jean-Claude Mourlevat : un livre "tof" pour les plus jeunes!




"Le pays où cette histoire commence est peuplé d'animaux qui marchent debout, parlent, peuvent emprunter des livres à la bibliothèque, être amoureux, envoyer des textos et aller chez le coiffeur.  Le pays voisin est habité par les êtres humains, qui sont les plus intelligents des animaux".

Une fois posé ce postulat fantaisiste, Jean-Claude Mourlevat entraîne ses lecteurs sur les pas de Jefferson le hérisson, qui décide ce matin-là d'aller se faire rafraîchir la houpette chez Edgar le blaireau, son coiffeur favori.

Une très mauvaise idée en l'occurrence, puisqu'il découvre le coiffeur refroidi d'un grand coup de ciseaux dans le bedon! Tout l'accuse, évidemment, et le voilà fuyant aussi vite qu'il le peut. Seule solution pour s'innocenter : trouver le vrai coupable!  Flanqué de son ami Gilbert le cochon,il va alors se lancer dans une aventure épique au pays des êtres humains...

Il y a dans cette fable animalière un cocktail d'aventure et d'humour en proportions fort sympathiques, et l'on s'amuse beaucoup, mais Jean-Claude Mourlevat y parle aussi de choses plus sérieuses, et même cruelles.  Lesquelles? on vous laisse le découvrir.... Un indice?  Il est question du rapport de l'humain aux animaux qu'il met dans son assiette... (à partir de 11 ans)

Jefferson, par Jean-Claude Mourlevat, ed. Gallimard, 2018, 265p.

Isabelle P.

vendredi 30 mars 2018

Les enfants de la Red Star Line

Et si vous désirez en apprendre davantage sur l'album "Les enfants de la Red Star Line" avant d'assister à l'animation , c'est par ici que ça se passe!

jeudi 22 mars 2018

Il y a 50 ans tout juste...


 



...le 22 mars 1968 très précisément, des étudiants de l'Université de Nanterre vont en occuper la tour administrative, à leurs yeux symbole de l'autorité répressive.
Cette action, qui sera considérée à posteriori comme un préambule aux événements de mai, fait suite à de nombreuses frictions entre les autorités académiques et les étudiants, dans ce nouveau campus.


 Ancien professeur aux facultés de Nanterre, Robert Merle revient sur cette journée particulière.
Heure par heure, son roman mêle les voix de plusieurs protagonistes emblématiques qui vivront simultanément ces heures qui deviendront historiques.


Certains personnages sont réels, d’autres imaginaires.  Il y a celui qui vomit  la société bourgeoise dont il est pourtant issu, celle qui revendique la liberté sexuelle mais culpabilise de la prendre, ceux qui militent dans des groupuscules politiques, celui qui, loin des réalités étudiantes, construit leurs bâtiments et loge dans un bidonville...
Tous ces acteurs permettent à l’auteur de mettre en perspective les difficultés  de l’époque :  le mal-être de la jeunesse et du monde étudiant, les conditions de vie des immigrés, la lutte entre politique autoritaire et aspiration à la liberté…
Une lecture très intéressante, qui se lit comme un reportage particulièrement vivant!
Derrière la vitre, par Robert Merle, ed. Gallimard (Folio), 1970, 539p.



N'oublions pas, bien sûr,
cet autre et terrible 22 mars, si proche de nous, ce jour qui signifia souffrance et désespoir pour tant de familles de Belgique et d'ailleurs, dont l'un des membres était présent au mauvais moment, à l'aéroport de Zaventem ou dans le métro bruxellois... 

Isabelle P.




vendredi 16 mars 2018

Rencontre avec l'illustrateur Zaü

  

   La Biennale Paul Hurtmans du Livre de Jeunesse, vous connaissez?
Il s'agit d'un projet porté par le Centre de Littérature de Jeunesse de Bruxelles, en collaboration avec les bibliothèques bruxelloises.
Son but : proposer aux élèves des livres qui sortent de l'ordinaire, et leur donner la chance de rencontrer les auteurs de ces livres.


Et nous voilà donc ce matin au théâtre de la Montagne magique avec 3 classes de 1ère secondaire de l'Institut Saint Vincent de Paul pour rencontrer Zaü, l'illustrateur de "Souvenez-vous de Wei", écrit par Gwenaëlle Abolivier, paru aux editions Hong Fei.
Ce très bel album raconte l'odyssée de l'un des travailleurs chinois recrutés en Chine pendant la guerre 14, et qui se retrouvèrent dans le chaos des combats, terrassiers dans les tranchées, un épisode terrible mais peu connu de la Grande Guerre.





Surprise : Zaü est un monsieur d'un âge respectable, et d'entrée de jeu ose avouer qu'il vit sans ordinateur ni portable.... murmures horrifiés dans l'assistance! :-)
L'auteur raconte ensuite comment un livre vient au monde, le circuit de l'édition au lecteur...
Vient sur le tapis bien sûr la question qui intéresse toujours les élèves : gagne-t-on bien sa vie en faisant ce métier? Re-murmures quand Zaü explique le système des droits d'auteur.  Gagner si peu... mais pourquoi fait-il cela alors? Parce que j'ai toujours voulu dessiner, et que je ne m'imagine pas faire autre chose, répond l'auteur, qui souhaite avec chaleur aux ados de trouver leur voie, eux aussi...


Devant une grande feuille blanche, Zaü explique ensuite la technique utilisée pour cet album : des encres diluées, dans une gamme de couleurs s'adaptant à l'ambiance du récit.
Joignant le geste à la parole, il mouille le papier... des touches d'encre tamponnées, des coups de pinceau, des mouvements fluides...
Le silence est total, aucun élève ne bouge, tous les yeux sont vrillés sur l'artiste qui, imperturbable, fait danser son pinceau...



... et puis applaudissements enthousiastes devant le résultat!














Et comme il  a trois classes devant lui, Zaü, avec beaucoup de générosité, fera trois dessins, toujours dans un silence recueilli! :-) Toute la magie de l'art....





Merci Monsieur Zaü, pour ce beau moment que les élèves n'oublieront pas... et nous non plus!








Isabelle P.

La Journée Internationale du Sommeil

Savez-vous que nous passons un tiers de notre vie à dormir? On aurait bien tort de s'en priver! Et ça tombe bien puisque la Journée Internationale du Sommeil, c'est aujourd'hui!
L'équipe vous a préparé une petite sélection de livres bien utiles pour maîtriser le sujet sur le bout des doigts.



Ces livres sont disponibles à la bibliothèque.

vendredi 9 mars 2018

Vos enfants sont fans de la série "Max et Lili"?










Proposez-leur aussi les aventures des Inséparables, parues aux éditions Milan : six copains
de classe pour aborder en souriant, de livre en livre, les petits et gros soucis d'une vie d'enfant.
Juliette a peur de la rentrée, Léa de la garderie après l'école. Lucas est choqué par les images de violence qu'il voit à la télé, Aminata a du mal à adapter ses rêves au contenu de son porte-monnaie.
Quant à Tom, il se fait bien du souci pour son zizi : et s'il restait tout petit pour toujours?
La mise en page de ces livres est très dynamique : illustrations joyeuses et claires, format petit roman mêlant texte continu et bulles BD pour faciliter la lecture...A la fin de l'histoire, le lecteur est amené à réfléchir sur ses propres sentiments par rapport au contenu.


A recommander aux lecteurs débutants!
Vous les trouverez à la section Jeunesse parmi les romans à partir de 7 ans (gommettes jaunes)


Isabelle P.

lundi 26 février 2018

No Home : le "tof" livre d'Isabelle P.







   Nous sommes au 18ème siècle, dans l’africaine Côte-d’Or, ce qui sera bien plus tard le Ghana.
Les Anglais s’y sont installés, principalement pour le commerce des esclaves.

Dans ce contexte, deux femmes, Esi et Effia, nées de la même mère, mais de père différent.
Effia épouse un Anglais, et ses descendants resteront en Afrique, se cherchant une identité entre deux mondes, celui des blancs et celui des noirs.

Esi, elle, est vendue en Amérique, et sa lignée connaîtra les affres de l’esclavage puis, devenue libre, de la ségrégation.

Au-delà de celui d’une famille, cette fresque extraordinaire, premier roman d’une jeune auteure ghanéenne,  fait en réalité le portrait de trois siècles d’Histoire. 
 A chaque génération, un personnage emblématique est mis en lumière. Afrique, Amérique, Afrique, Amérique… ce sont d'incessants allers-retours d'une branche de la famille à l'autre, et il faut parfois se référer à l’arbre généalogique heureusement reproduit en début de roman !

Chacun de ces chapitres est un moment de l'Histoire et une histoire en soi, souvent cruelle, toujours émouvante, et portée par une langue qui épouse avec subtilité l’essence même de ses personnages.
Des personnages qui font ressentir au lecteur comment, génération après génération, ils n’ont pu être que ce que la couleur de leur peau annonçait  au monde, combien c’est insupportable et inhumain, et combien il est important que change le regard que l’on porte sur l’Autre, quel qu’il soit.
Un grand livre, à découvrir toutes affaires cessantes !

No home, par Yaa Gyasi, ed. Calmann-Levy, 2017, 472p.

Isabelle P.